Patrice Delbourg

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Antoine Blondin ou l'Ironie du sportPhoto d'Antoine Blondin

Lecture conçue et interprétée par Éric Cénat et Patrice Delbourg

Antoine Blondin symbolise par sa personnalité peu conventionnelle ce que nous cherchions : à savoir une retranscription parfaitement subjective du fait sportif où se mêlent humanisme et humour… ce qu’il est donc possible de qualifier d’Ironie du sport… Fin connaisseur de l’auteur d’Un Singe en hiver et de Monsieur Jadis,lui aussi amoureux transi de la petite reine, l’écrivain Patrice Delbourg nous a rejoint dans cette nouvelle aventure sportivo-littéraire (ou littéraro-sportive !) en rédigeant diverses évocations de l’ami Antoine qu’il a côtoyé à maintes reprises… : « Blondin donne ses lettres de noblesse au commentaire sportif. Grâce à lui, les intellectuels peuvent lire l’Équipe en toute quiétude, sans se cacher ou l’enrouler dans le Monde diplomatique… Sous les lampions d’un bal crépusculaire, Blondin invite, tour à tour, notre esprit d’enfance et nos désillusions à une valse lente,chanson du matin parachutée dans le soir qui tombe, le ciel strié comme une tranche napolitaine, silhouette fragile, sourire inachevé, calé au fond d’une voiture de la caravane, Peugeot de marque, couleur rouge, numéro 101 de matricule, dont il occupait immuablement la place arrière gauche à côté du journaliste ami, Pierre Chany. Vous voyez que la légende garde toutes ses dents comme le dérailleur de Poulidor dans l’ascension du Puy de Dôme… »

Comédiens
Éric Cénat
Patrice Delbourg


 

Max Jacob,
un drôle de paroissien


Le Castor Astral
(Janvier 2014)

 

Photo Max Jacob, un drôle de paroissien

 

Entre facétie et désespoir, entre besoin de sainteté et tentations charnelles, Max Jacob n’a cessé de promener son innocence canaille en terre de poésie. Toute son existence fut un périlleux exercice d’équilibre funambulesque. Jamais le poète ne se prit au sérieux. Mais la vie est chose rigoureuse, la mort en est l’enjeu.
Enchanteur fantasque, ami de Picasso et Apollinaire, il a passé sa vie à brouiller les pistes en une étourdissante geste serpentine. Astreint au port de l'étoile jaune, arrêté par les Allemands le 24 février 1944, il meurt d'une congestion pulmonaire au camp de la Muette, à Drancy, le 5 mars suivant.
Dans un portrait mosaïque plus qu'une biographie, Patrice Delbourg redonne vie au pince-sans-rire qui fut à la fois une nouvelle incarnation du juif errant, un archange foudroyé, un réfractaire, un homme de chair et un mystique profond, un conteur et épistolier au lyrisme ébouriffé, un fantaisiste éblouissant.