Patrice Delbourg

Accueil Bibliographie
Roman

Toujours une femme de retard

Toujours une femme de retard

Le Cherche midi, 2005

Urbain Azbine est un enfant du Marais. La tête dans les nénuphars, les pieds dans le limon. Né au milieu d'un bouquet de fleurs coupées à l'étal d'un pavillon Baltard. Dès ses premiers langes, il connaît un épisode de la guerre des Deux-Roses. Une de ses grands-mères vend des baccarats, l'autre des oeillets...
>Le couple de ses parents recèle plus d'épines que de pétales. Lentement l'insidieuse terreur des fleurs se propage. Une émeute intime envahit son corps et ses émotions. Les femmes lui apparaissent comme une horde de calices inversés. Jamais il ne sera synchrone avec ses histoires d'amour, toujours en retard d'un baiser, d'une étreinte, d'une volupté. Solitaire et désemparé, Urbain prend de manière inexorable la fleur en grippe. Il saccage les éventaires, sape les parterres. Jusqu'à vouloir exterminer tout ce qui ressemble à un bourgeon en un gigantesque génocide végétal.
Ce récit au sécateur du monde du commerce, saga réaliste du «tertiaire», est autant un hommage au cadastre parisien des années soixante qu'au petit peuple des mandataires, ceux qui, selon Boris Vian, «s'en foutaient plein la dalle».
Patrice Delbourg nous prouve une nouvelle fois que l'humour à fleur de peau, même le plus noir, demeure le meilleur antidote à la mélancolie de vivre.

Le Cherche-Midi
octobre 2005 / 15 cm x 23 cm
Collection Roman
ISBN 2749104238


 

Retour sur la page Romans

 

Max Jacob,
un drôle de paroissien


Le Castor Astral
(Janvier 2014)

 

Photo Max Jacob, un drôle de paroissien

 

Entre facétie et désespoir, entre besoin de sainteté et tentations charnelles, Max Jacob n’a cessé de promener son innocence canaille en terre de poésie. Toute son existence fut un périlleux exercice d’équilibre funambulesque. Jamais le poète ne se prit au sérieux. Mais la vie est chose rigoureuse, la mort en est l’enjeu.
Enchanteur fantasque, ami de Picasso et Apollinaire, il a passé sa vie à brouiller les pistes en une étourdissante geste serpentine. Astreint au port de l'étoile jaune, arrêté par les Allemands le 24 février 1944, il meurt d'une congestion pulmonaire au camp de la Muette, à Drancy, le 5 mars suivant.
Dans un portrait mosaïque plus qu'une biographie, Patrice Delbourg redonne vie au pince-sans-rire qui fut à la fois une nouvelle incarnation du juif errant, un archange foudroyé, un réfractaire, un homme de chair et un mystique profond, un conteur et épistolier au lyrisme ébouriffé, un fantaisiste éblouissant.