Patrice Delbourg

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Roman

Lanterne rouge

Lanterne rouge

Le Cherche midi, 2003

Un matin d'automne parisien, Donald achète un chapeau neuf et une bicyclette d'occasion. Du canal de l'Ourcq jusqu'aux monts de Flandre, attiré par le Nord comme la limaille par l'aimant, démarre un étrange road-movie sur deux roues. Dans sa besace, peu de choses, sinon l'urne funéraire de Malika, sa compagne trop tôt disparue, dont il s'est juré d'aller disperser les cendres à la frontière belge.
En queue du peloton de l'existence, de monastère en palace, de karaoké en peep-show, d'écluse en champ de colza, la Lanterne rouge trace la route à son rythme engourdi. sur le pavé et dans la boue, à vélo, à vau-l'eau, perclus d'amour et de rhumatismes, selon le légendaire parcours de Paris-Roubaix, Donald ira jusqu'au bout de sa promesse. si la balade vire parfois au cauchemar, le voyageur montre, à l'exemple d'Antoine Blondin, que « l'on peut arriver premier dans un état second ».
À chaque tour de roue, cahote un récit tendre, buissonnier, attachant, dont la manière tragi-comique et le ton jubilatoire gardent leurs inconditionnels.

 

Quatrième de couverture

Le Cherche-midi Editeur
août 2003 / 240 pages
Collection : Roman
ISBN-10: 2749101336
ISBN-13: 978-2749101330

 

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Max Jacob,
un drôle de paroissien


Le Castor Astral
(Janvier 2014)

 

Photo Max Jacob, un drôle de paroissien

 

Entre facétie et désespoir, entre besoin de sainteté et tentations charnelles, Max Jacob n’a cessé de promener son innocence canaille en terre de poésie. Toute son existence fut un périlleux exercice d’équilibre funambulesque. Jamais le poète ne se prit au sérieux. Mais la vie est chose rigoureuse, la mort en est l’enjeu.
Enchanteur fantasque, ami de Picasso et Apollinaire, il a passé sa vie à brouiller les pistes en une étourdissante geste serpentine. Astreint au port de l'étoile jaune, arrêté par les Allemands le 24 février 1944, il meurt d'une congestion pulmonaire au camp de la Muette, à Drancy, le 5 mars suivant.
Dans un portrait mosaïque plus qu'une biographie, Patrice Delbourg redonne vie au pince-sans-rire qui fut à la fois une nouvelle incarnation du juif errant, un archange foudroyé, un réfractaire, un homme de chair et un mystique profond, un conteur et épistolier au lyrisme ébouriffé, un fantaisiste éblouissant.