Patrice Delbourg

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Roman

Coeur raccord

Cœur raccord

Le Cherche Midi, 2002

Le héros - ou anti-héros ? - de ce livre, Achille Bouafle, est une sorte de miraculé de l'aorte. Après avoir subi une opération au coeur - dont la narration est un petit chef-d'oeuvre de littérature " hospitalière ", Achille Bouafle retrouve goût à la vie, une vie qu'il traverse - ou qui le traverse - en dandy cultivé et désespéré (un pléonasme ?).
Yvonne, l'infirmière, alimente ses fantasmes. Bouafle, entre deux commentaires sur son " corps et lui ", nous donne quelques indications sur ses goûts en général et ses préférences en particulier : la poésie d'Artaud, les sculptures de Giacometti, le mythe de Médée. On retrouvera, par ailleurs, dans ce livre, le Panthéon personnel de l'auteur, d'Ernst Jünger à René Fallet, en passant par Henri Calet ou Tristant Corbière. Le tout est écrit dans ce style inimitable, et dans une langue à nulle autre pareille : le Delbourg.
Oui, un vrai plaisir de lecture dans ce roman qui flirte sans cesse avec l'autofiction, mais là, au moins, la vie n'est pas transformée en rillettes, et sous les pavés, il y a toujours la plage et ses impensables couchers de soleil.

Le Cherche-Midi
août 2002 / 14 cm x 21 cm / 200 pages
Collection Roman
ISBN 2749100070



 

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Max Jacob,
un drôle de paroissien


Le Castor Astral
(Janvier 2014)

 

Photo Max Jacob, un drôle de paroissien

 

Entre facétie et désespoir, entre besoin de sainteté et tentations charnelles, Max Jacob n’a cessé de promener son innocence canaille en terre de poésie. Toute son existence fut un périlleux exercice d’équilibre funambulesque. Jamais le poète ne se prit au sérieux. Mais la vie est chose rigoureuse, la mort en est l’enjeu.
Enchanteur fantasque, ami de Picasso et Apollinaire, il a passé sa vie à brouiller les pistes en une étourdissante geste serpentine. Astreint au port de l'étoile jaune, arrêté par les Allemands le 24 février 1944, il meurt d'une congestion pulmonaire au camp de la Muette, à Drancy, le 5 mars suivant.
Dans un portrait mosaïque plus qu'une biographie, Patrice Delbourg redonne vie au pince-sans-rire qui fut à la fois une nouvelle incarnation du juif errant, un archange foudroyé, un réfractaire, un homme de chair et un mystique profond, un conteur et épistolier au lyrisme ébouriffé, un fantaisiste éblouissant.